PROLONGEMENT DE L'A16 : SNCF RÉSEAU ENTRE EN SCENE

Montsoult

Un projet qui "coche" toutes les cases

Le prolongement de l'A16 entre l'Isle-Adam et la Francilienne est un projet fédérateur, qui "coche" pratiquement toutes les cases : développement local (via l'accessibilité des territoires du nord de l'Île-de-France), performance écologique du chantier, sécurité, amélioration du cadre de vie pour les riverains.

 

Les bénéfices attendus pour ce projet développé par le Groupe SANEF sont nombreux :

  • désengorgement de la RN1

Dès 2019, date de mise en service du nouveau tronçon de l'autoroute, la circulation sera divisée par 7 sur la RN1 à hauteur de Montsoult et de Maffliers (Val d'Oise). La nationale sera requalifiée en départementale et la qualité de vie des riverains montera d'un cran.

  • sécurité accrue

Aujourd'hui, la RN1 fait office de voie rapide. Rendue à l'usage local, elle rendra les déplacements des habitants plus sûrs et plus paisibles.

  • des passages spécial "faune"

Le projet prévoit un passage pour la grande faune (cerfs, chevreuils, sangliers, etc.), d'une largeur de 25 mètres au Bois Carreau, trois passages pour les renards, blaireaux et hérissons, ainsi qu'une buse à chauves-souris à Maffliers.

  • préservation des terres agricoles

Proche de Paris, le Val d'Oise est parvenu à rester le 11ème département agricole Français. Les concepteurs du projet ont donc eu particulièrement à cœur de préserver les surfaces cultivables. D'où l'utilisation des voies déjà existantes (RN1) et le passage au plus près de la voie ferrée.

 

Le rôle de SNCF Réseau

Le futur tronçon de l'autoroute A16 traverse la ligne de voie ferrée de Paris-Luzarches. Le groupe Sanef a confié à SNCF Réseau la maîtrise d'ouvrage d'un pont-rail pour supporter la voie. "C'est un savoir-faire très particulier et SNCF Réseau est le seul compétent pour le mener à bien", explique Aurore Lejeune, directrice d'opération en charge du projet. Entièrement financé par Sanef, le pont-rail sera livré au début septembre. "Les contraintes en termes de délais sont très fortes, car Sanef a besoin de cet ouvrage pour poursuivre son chantier", note Aurore Lejeune.

 

Opération "coup de poing" du 14 juillet au 13 août

Pour limiter la durée de l'interruption des circulations, SNCF Réseau concentre les travaux sur un mois, du 14 juillet au 13 août. Un mois durant lequel ses équipes vont réaliser les étapes suivantes :

-Démontage de la voie et des caténaires.

-Creusement d'une brèche de 135 mètres afin de permettre la mise en place de l'ouvrage (longueur 90m).

44 000 m3 de terre vont être déblayées en trois semaines. Celles-ci seront triées (terres réutilisables ou non pour les surfaces agricoles) et réutilisées par Sanef tout au long du tracé de la future autoroute. Rien n'est perdu !

-Ripage des différents éléments du pont rail préalablement construit à proximité.

Cette technique du ripage (action de déplacer en le faisant glisser) permet la préfabrication de l'ouvrage et limite les interruptions. "Elle permet de faire le maximum de travaux sans interrompre les circulations. Nous y recourons pour les chantiers effectués sur des voies exploitées", explique Aurore Lejeune. Cette opération est décisive car elle conditionne la mise en place de l'ouvrage à son emplacement définitif.

-Mise en oeuvre des remblais.

-Repose de la voie et des caténaires.

 

Quel est le principe du ripage ?

Le pont rail constitue un ouvrage monumental réalisé en béton. Le tablier pèse 870 tonnes, les piles qui le supportent, 115 tonnes, et les deux culées placées aux extrémités, 185 tonnes et 250 tonnes.

Pour soulever et transporter une telle masse, impossible d'utiliser des grues. L'ouvrage est donc glissé jusqu'à sa destination finale au moyen de chariots automoteurs et de d'immenses portiques semblables à ceux qui sont utilisés dans les ports.

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